Je les ai donc placés en équipe de trois et je leur ai demandé de choisir parmi une liste de questions regroupée sous 4 thèmes; santé, éducation, immigration et environnement. N’ayant que 30 minutes pour y répondre, les étudiant(e)s ont pu faire une courte recherche sur Internet avant de débattre et rédiger leurs réponses.

Je dois vous avouer que la qualité des réponses m’a surprise, de quoi faire rougir bien des adultes, vous verrez!

Avant de vous présenter leurs réponses, je me dois de vous mentionner que le Collège Saint-Anne est une école privée qui sélectionne ses étudiant(e)s qui, pour la plupart, viennent de milieux favorisés. L’échantillon sondé est donc probablement peu représentatif des jeunes de leur âge. Pour réduire la taille de l’article, j’ai aussi dû opérer un tri parmi les meilleures réponses. Sachez, cependant, que je n’ai apporté aucune modification à leurs textes, à l’exception de quelques petites corrections grammaticales.

Les textes que vous trouverez ici-bas sont en fait de beaux exemples du niveau argumentatif que peuvent atteindre certain-es jeunes adolescent-es lorsque placé-es dans un environnement favorable et stimulant.

Bonne lecture,

Monsieur Caron

Santé

«Lorsque nous parlons d’hôpital, nous associons immédiatement cela à une attente pénible qui dure des heures et des heures. Nous voulons changer cela. Je pense que c’est une nécessité, car plein de personnes ne vont pas à l’hôpital parce qu’ils savent que quelques heures d’attente seront nécessaires. Alors le gouvernement devrait inventer un site web fiable qui répertorierait toutes les maladies mineures. Par ailleurs, les blessés graves iront à l’hôpital. Ils devraient faire cela, car cela sensibiliserait les parents à la médecine et les hôpitaux ne seront plus bondés.»

– Julien, Cédryk, Marc-Antoine. Groupe 204

On ne croit pas que les infirmières devraient gagner autant que les médecins, mais que l’écart entre les deux ne devrait pas être aussi grand.

«Nous pensons que le gouvernement québécois devrait réduire la portion du budget accordée aux médecins pour pouvoir augmenter celle des infirmiers. Il y a environ 3,7 fois plus d’infirmières aux Québec que de médecins, mais elles reçoivent environ un tiers du revenu des 1700 médecins. On ne croit pas que les infirmières devraient gagner autant que les médecins, mais que l’écart entre les deux ne devrait pas être aussi grand.On a trouvé un article qui explique qu’il y a une infirmière qui a travaillé 24 heures de suite, car il n’y avait pas d’infirmières pour la remplacer. Dans un autre cas, on a réalisé que certains élèves du cégep ne voulaient pas devenir infirmier à cause de ces mauvaises conditions de travail et salaire.»

– Julia, Maria et Yvonne. Groupe 202

«Les docteurs de veulent pas assigner de tâches aux infirmières, car ils veulent se faire payer pour ce travail. Cela augmente le temps d’attente aux hôpitaux. Si les docteurs étaient payés par patient au lieu de par acte, cela n’arriverait pas et on pourrait limiter le temps d’attente à l’urgence.»

– Cathryne, Elisa, Zi Heng. Groupe 209

Éducation

«Oui, nous pensons que certains cours devraient être remplacés/enlevés, car le programme éducatif d’aujourd’hui est trop axé sur le passé et pas assez sur le développement de la personne et les choses qui nous serviront dans le futur. Nos idées sont les suivantes; nous pensons que le cours de ECR devrait être renouvelé, moins de religions et plus de cours d’actualité. Il y a aussi trop de cours d’histoire sur le passé, pas assez sur le futur et le présent (élections, actualités, comment devenir un citoyen averti, etc.). Nous aimerions rajouter au programme plus de cours d’éducation physique, au minimum un par deux jours, car les jeunes doivent rester en forme.»

– Naomie, Flora, Lily-Maude. Groupe 209

«Je pense que couper les subventions dans les écoles privées est illogique. Cela ferait juste en sorte qu’aucun élève ne pourrait avoir la chance d’apprendre dans un milieu plus adapté à ses aptitudes scolaires.À mon avis, ils devraient plutôt commencer à investir un peu d’argent dans les écoles publiques. De cette manière, ils réussiraient à rendre les élèves un peu plus égaux entre les écoles privées et publiques comme ils le voulaient en coupant les subventions aux écoles privées. Au lieu de rendre tous les élèves égaux en baissant les élèves des écoles privées, ils feraient plutôt les rendre presque égaux, mais en augmentant le niveau des écoles publiques.»

Je pense que couper les subventions dans les écoles privées est illogique. Cela ferait juste en sorte qu’aucun élève ne pourrait avoir la chance d’apprendre dans un milieu plus adapté à ses aptitudes scolaires.

– Michaëlle, Alexie, Amanda. Groupe 208

«Nous pensons qu’une formation plus poussée des enseignants serait bien pour l’éducation. Le gouvernement devrait exiger une formation plus approfondie sur la discipline à enseigner. Actuellement, les étudiants inscrits au Bac en enseignement au secondaire reçoivent l’équivalent de deux cours touchant directement à leur disciple. Les futurs pédagogues ne sont pas préparés à la réalité qui les attend. De plus, une formation continue obligatoire des enseignants serait une suggestion à considérer. Trop d’enseignants ne sont pas habiles avec les outils technologiques et ne connaissent pas les nouvelles pratiques pédagogiques.»

– Charlotte, Lauriane et Eva. Groupe 202

Immigration

«Nous pensons qu’on pourrait accueillir le même nombre d’immigrants au Québec, mais moins d’entre eux à Montréal. La ville est très anglophone, sinon la plus anglophone du Québec entier. Les immigrants n’apprennent donc pas le français s’ils n’en ont pas l’obligation, car presque tous les services sont offerts en anglais, la majorité des Québécois sont bilingues et les cours de français coûtent trop cher. Nous pensons que le gouvernement devrait offrir des cours de français qui coûtent moins chers aux immigrants, et offrir à plus d’immigrants d’aller vivre dans d’autres villes du Québec. Non seulement vont-ils apprendre le français plus rapidement, car beaucoup moins de services sont bilingues, mais ils vont aussi aider avec le manque de population et de main-d’œuvre dans les villes plus éloignées du Québec.»

– Olivia, Alyssa et Lauren. Groupe 202

«Nous pensons que les immigrants devraient avoir plus de ressources afin de s’intégrer dans la société québécoise. Le gouvernement devrait payer des cours de français et d’histoire / valeurs pour qu’ils soient capables de communiquer avec les autres pour entre autres intégrer le Québec et aider leurs enfants à comprendre la langue et la culture québécoise. Pour les enfants des immigrants, nous pensons qu’ils devraient apprendre les bases du français un an avant d’entrer en classe d’accueil et des éducateurs spécialisés qui vont les aider dans leur parcours scolaire. Le gouvernement devrait prendre ces mesures pour aider les immigrants à s’intégrer et à éventuellement travailler au Québec pour aider l’économie.»

– Léonie, Jade et Benjamin. Groupe 210

«Je n’aime pas qu’on ait à choisir des gens selon leurs aptitudes, puisque dans leurs pays ils n’ont peut-être pas tous eu la chance de recevoir une bonne éducation donc ils n’ont pas nécessairement eu les moyens d’étudier dans un domaine particulier. Bien évidemment le Québec est une région francophone. Je pense cependant qu’ils sont mieux de les choisir, pour préserver la langue de notre province et diminuer le taux de chômage en acceptant des immigrants ayant la capacité de communiquer en français et d’effectuer un emploi, car question affaire, le Québec a besoin d’immigrants qualifiés aux critères requis pour combler le manque d’emplois dans certains domaines, néanmoins le fait que le taux de chômage est très faible au Québec.»

– Lina, Héloïse et Diego. Groupe 208

Environnement

«Plus de huit millions de tonnes de plastiques aboutissent dans les océans de la planète depuis 1950, mais aucune vraie solution n’a été proposée depuis ce temps.
Nous pensons que le plastique utilisé pour fabriquer les pailles et autres objets en plastique est inutile ou presque et devrait être banni, car certains de ces objets ne sont pas essentiels à la vie de tous les jours. Il y a déjà plusieurs pays qui ont banni les pailles en plastique qui se jettent après chaque utilisation, et c’est un bon début. Par contre, ce n’est pas suffisant pour réduire complètement l’utilisation et la pollution du plastique.»

-Olivia et Audrey. Groupe 208

«Le plastique nous aide à tout fabriquer, mais il pollue aussi énormément. Les sacs d’épicerie tuent les animaux marins qui essaient de les manger. La production de plastique pollue énormément ce qui impacte le climat et ce qui produit les pluies acides. Il aide aussi à la fabrication d’auto, ce qui rend l’auto moins lourde et réduit le CO². En plus, chaque Canadien utilise 350 sacs de plastique par année ce qui équivaut à 10 milliards pour l’ensemble du Canada, juste le Canada, et ça prennent de 100 à 450 ans pour un sac de plastique à se décomposer et imaginer tout le monde combiné ensemble. En conclusion, on devrait trouver un matériel qui pollue moins, mais qui est aussi efficace que le plastique.»

– Ilya, Julian et Justine. Groupe 211

Nous croyons que l’on devrait utiliser plus de véhicules électriques au Québec. Le gouvernement pourrait installer des transports en commun électriques.

«Nous croyons que l’on devrait utiliser plus de véhicules électriques au Québec. Le gouvernement pourrait installer des transports en commun électriques. Cela serait vraiment meilleur pour l’environnement, car les voitures polluent énormément l’air. De plus, des études démontrent que ces moyens sont beaucoup moins bruyants et que cela économise beaucoup de gaz. C’est donc moins cher à long terme et aussi plus performant. De plus, ce changement encouragerait la population à acheter des véhicules électriques. Comme les transports en commun seraient rechargeables, il y aurait beaucoup plus d’endroits pour recharger la batterie des voitures électriques.»

– Alexis, Chloé, Ludovic. Groupe 210